RECYCLAGE : qui dit mieux ?

RECYCLAGE : qui dit mieux ?

- Catégories : Upcycling

Le recyclage est devenu un enjeu pour la sauvegarde de l’environnement. Preuve en est : la journée mondiale du recyclage fixée au 18 mars depuis quelques années. Comme une piqûre de rappel, cette journée est l’occasion de  faire le point sur le traitement des déchets et informer le citoyen pour un comportement davantage éco-responsable.

Le recyclage consiste à réemployer les produits usagés pour la fabrication d’un produit identique ou autre ; il remet dans le circuit de la consommation les matières de rebut.

 

Quelques chiffres pour planter le décor :                                                                   

En France, les déchets domestiques représentent près de 360 kg par personne par an. Le traitement de ces déchets se fait par incinération (7%), enfouissement en décharges (27 %) ou recyclage (66%).

Recycler présente le double avantage de faire baisser le volume des déchets  tout en épargnant les ressources naturelles. Il contribue à diminuer l’impact environnemental mais ne peut prétendre à la neutralité carbone. Car qui dit recyclage dit manipulations énergivores : transport en centre de traitement, tris successifs pour séparer les matières, compactage ou fonte pour la fabrication du nouveau produit.

Il faut donc parvenir à une diminution des déchets et se tourner vers une économie plus circulaire et plus durable. La loi AGEC (anti-gaspillage et économie circulaire) adoptée en février 2020 va dans ce sens. Elle pénalise depuis peu les emballages non-recyclables et impose d’informer le consommateur sur la capacité du produit à être recyclé, composté ou réparé. Mais aussi, elle interdit la destruction des invendus non-alimentaires avec obligation de réemplois ou de recyclage.

La mesure concerne notamment le textile qui prend une part considérable dans le volume des déchets.

Retenons : l’équivalent d’une benne de vêtements est jetée chaque seconde dans le monde … ça fait froid dans le dos !                                                                                    

Cette situation s’explique par le développement de la fast fashion depuis 20 ans. Autrement qualifiée de mode jetable, elle propose un renouvellement ultra-rapide des collections, inondant les magasins de vêtements bas de gamme aux prix attractifs car c’est le volume qui fait la rentabilité.


Cette surproduction textile a des effets sociaux et environnementaux gravissimes. Fabriquée au bout du monde (Bangladesh, pays asiatiques) la fast fashion est responsable de la pollution de l’air et de l’eau sur ces lieux de production mais aussi de l’exploitation des ouvriers du textile aux salaires indigents.

En proposant chaque semaine de nouveaux articles, les marques incitent à renouveler fréquemment nos vêtements : peu portés, ils finiront oubliés dans nos placards, jetés dans les bennes de recyclage textile ou brulés dans les incinérateurs.

Par ailleurs, la mauvaise qualité du tissu laisse peu de chance à un usage de seconde main et le recyclage en chiffon ou autres matériaux d’isolation n’arrive pas à endiguer ces flots de textile. Ils sont alors exportés et constituent des montagnes de vêtements en pleine nature faisant du continent africain la poubelle du monde.

Alors inversons la tendance et osons nager à contre-courant de la surconsommation!

Dès à présent, changeons nos habitudes en matières de recyclage en partant du principe que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas comme nous le rappelle l’association Zéro Waste France. Tendre vers le zéro déchet, c’est lutter contre les emballages uniques, développer la vente en vrac, la consigne pour les bouteilles en verre, l’achat de seconde main ou d’occasion mais aussi la réparation de nos machines afin de lutter contre l’obsolescence programmée. 

Privilégions des produits fabriqués à partir de matières recyclées et mieux encore de matières upcyclées pour tendre vers la neutralité carbone (objectif que s’est fixé l’Union Européenne à horizon 2050).

La marque Saint Lazare s’inscrit dans ce souci de préservation de l’environnement en fabriquant accessoires de mode et bagagerie à partir de matières upcyclées, choisies pour leur solidité, leur technicité mais aussi leur esthétique. Ainsi, sacs à dos et sac de voyage sont réalisés dans des toiles nautiques capables de résister contre vents et marées …

 

Et, partant du principe qu’il faut protéger nos appareils électroniques pour prolonger leur vie, Saint Lazare a imaginé des pochettes pour tablette ou ordinateur portable dans une matière inédite : le feutre qui tapisse les plafonds des TGV.

L’emballage lui aussi, été pensé dans un esprit éco-responsable puisque la livraison se fait dans des sacs de malt reconvertis en emballage postal.

L’urgence climatique est un défi auquel nous devons prendre part avec enthousiasme car c’est l’occasion de devenir des citoyens inventifs et éco-responsables.

 

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